syndrome de l'imposteur reconversion professionnelle transition femme entrepreneure rupture conventionnelle CDI salariée

Tout Savoir sur le Syndrome de l’Imposteur

syndrome de l'imposteur reconversion professionnelle transition femme entrepreneure rupture conventionnelle CDI salariée

Le syndrome de l’imposteur : les réponses à vos questions

Merci à Caroline, rédactrice web, qui a rédigé cet article invité.

Le syndrome de l’imposteur est un complexe cérébral qui fut révélé en 1978 par Pauline Rose Clance et Suzanne Ament Imes, deux psychologues américaines. En 2017, une étude a été menée à Toulouse, au Centre d’Études et des Recherches en Psychopathologie et Psychologie de la Santé. Selon celle-ci, plus de la moitié de la population douterait de sa légitimité au travail ou à la maison et 20% serait atteinte du syndrome de l’imposteur. Tu ne te sens pas légitime, que ce soit dans ta vie professionnelle ou personnelle ? Tu as entendu parler de ce syndrome mais tu n’es pas sûre d’en être atteinte ? Tu aimerais en finir avec cette anxiété ? Tu trouveras dans cet article des réponses aux questions les plus fréquemment posées.

syndrome de l'imposteur reconversion professionnelle transition femme entrepreneure rupture conventionnelle CDI salariée

Quels sont les symptômes du syndrome de l’imposteur ?

Un sentiment d’illégitimité

Une personne souffrant de ce syndrome, ou plutôt complexe, attribue ses réussites à la chance, au hasard ou au jugement erroné porté à son égard. Souvent, même en ayant réussi quelque chose, elle ne se sent pas compétente.

Ce sentiment est renforcé lorsque ses collègues ou sa famille la félicitent. Un sentiment de tromperie vient amplifier le mal-être. « Ils me pensent douée, alors que je ne le suis pas ».

Se comparer à d’autres personnes talentueuses peut aussi accentuer la souffrance. Même à un niveau d’études ou d’expérience professionnelle égal, il y a toujours cette impression de valoir moins qu’autrui.

Pour combattre ce sentiment d’illégitimité, l’« imposteur » devient alors perfectionniste. Il lui faut travailler deux fois plus et plus minutieusement que les autres pour se sentir à la hauteur. Bien sûr, ce comportement ne fait que renforcer l’anxiété et peut pousser au burn-out.

La peur d’être démasquée

La personne atteinte du syndrome de l’imposteur ne se sent pas capable de mener à bien un projet, ou d’animer une réunion. Par conséquent, elle a l’impression de jouer un rôle et de tromper ceux qui l’entourent. La peur et le stress peuvent alors devenir invivables et la personne angoisse à l’idée d’échouer, d’être démasquée et de se sentir humiliée.

Ce malaise, qui peut apparaître à certains moments ou sur une période plus longue, mène à des comportements disproportionnés. Plus d’heures au bureau, passage au peigne fin des dossiers à rendre, etc. La fatigue renforce alors le sentiment d’incompétence, et résultat : la personne se décourage, tombe dans la procrastination et se dit qu’elle n’y arrivera jamais. C’est un cercle vicieux.

L’auto-sabotage

Le sentiment d’être bon à rien, de ne pas être assez talentueuse pour accomplir ce qui est désiré engendre des tas de doutes chez la personne souffrant du syndrome de l’imposteur. De ces doutes découlent des situations qui vont donner raison à cette personne. Par exemple « même si je perfectionne mon CV, ils ne voudront jamais m’embaucher ». Même en ayant toutes les compétences requises pour un emploi, dans le doute, la personne ne postulera pas. Cela rejoint le sentiment d’illégitimité.

Il y a aussi celles et ceux qui ont de grands projets. Au bout d’un moment, au fil de questionnements, après trop de remises en question, la personne pense qu’elle n’a pas les capacités requises pour aller au bout et réussir. Elle baisse les bras et abandonne avant même d’avoir essayé. Cela peut être mal vu par l’entourage et l’engrenage est enclenché.

syndrome de l'imposteur reconversion professionnelle transition femme entrepreneure rupture conventionnelle CDI salariée

Quelles en sont les causes ?

Un comportement ancré

Ce sentiment d’imposture est très souvent dû à des réactions cognitives ancrées depuis de nombreuses années. Enfant, la personne atteinte du syndrome de l’imposteur a pu entendre qu’elle n’était pas assez intelligente. Il est aussi possible qu’au contraire, son père et sa mère lui disaient qu’elle était merveilleuse, mais à l’école les notes n’étaient pas à la hauteur. « Je ne suis pas légitime, je ne suis pas aussi intelligente que pensent mes parents ».

En grandissant, sur les bancs de l’université, les autres ont plus de mérite d’être là, ils sont plus brillants. La personne se dit qu’elle est arrivée jusque-là par hasard, par chance. Et puis une fois adulte, il est très difficile de se défaire de ce schéma de pensée.

Un manque de confiance en soi

Ce syndrome provient avant tout d’un manque de confiance en soi. Comme mentionné plus haut, les autres sont toujours perçus comme étant plus compétents, supérieurs. Pour arriver à leur niveau, un travail démesuré est enclenché par peur d’échouer ou même de réussir sur un malentendu.

Les personnes introverties, plus sensibles, sont aussi davantage sujettes à ce mal-être. Elles n’aiment pas parler d’elles-mêmes et de leurs émotions, et ont donc du mal à s’ouvrir aux autres, à communiquer. Par conséquent, l’image qu’elles renvoient est erronée, ce qui peut être angoissant et mener à un sentiment d’infériorité.

Un besoin de reconnaissance

Les personnes qui éprouvent un sentiment d’imposture ont un besoin fort de reconnaissance, de critiques positives. Paradoxalement, elles ont généralement beaucoup de mal à accepter les compliments, car elles ont tendance à penser que leur interlocuteur ment pour leur faire plaisir. Il faut donc que les remarques positives soient ponctuées d’exemples concrets.

Malgré la peur d’être évaluée, la personne a un besoin constant d’être appréciée et congratulée. Un bon manager au sein d’une entreprise doit à tout prix être capable de percevoir si un membre de son équipe est atteint du syndrome de l’imposteur, et encadrer en conséquence. Chez un travailleur indépendant, le syndrome de l’imposteur est plus fréquent car les retours positifs se font rares.

syndrome de l'imposteur reconversion professionnelle transition femme entrepreneure rupture conventionnelle CDI salariée

Les femmes sont-elles plus touchées que les hommes ?

Les deux psychologues qui ont donné le nom de « syndrome de l’imposteur » au mal-être ressenti par de nombreuses personnes ont mené une étude sur 150 femmes. Bien qu’instruites et dotées d’une carrière brillante, celles-ci doutaient fortement de leurs compétences et légitimité. Par conséquent, elles travaillaient plus que leurs collègues et craignaient qu’un jour ou l’autre, elles se fassent démasquer.

Selon Élisabeth Cadoche et Anne de Montarlot, auteures du livre « Le Syndrome d’imposture » sorti en 2021, les femmes seraient plus touchées que les hommes, car elles subissent plus de pression au quotidien. D’abord une pression sociale : elles jugent souvent que l’image qu’elles renvoient d’elles-mêmes ou de la gestion de leur foyer n’est pas assez positive. Une pression professionnelle aussi : elles cherchent à en faire plus que les autres pour faire évoluer leur carrière mais une fois gradées, elles ne se sentent pas à la hauteur.

Selon des études plus récentes, pourtant, il semblerait que les hommes soient tout aussi touchés par ce mal-être, car la pression pour la gent masculine est encore plus forte. Ils doivent toujours être à la hauteur, que ce soit au travail ou à la maison. De plus, bien que cela évolue dans le bon sens, montrer ses émotions pour un homme peut être mal perçu. Les femmes ont plus de facilité à demander de l’aide extérieure et à chercher des solutions pour aller mieux, tandis que les hommes vont se renfermer et avoir des comportements à risques.

syndrome de l'imposteur reconversion professionnelle transition femme entrepreneure rupture conventionnelle CDI salariée

Comment se débarrasser de ce complexe ?

Malgré son appellation, le syndrome de l’imposteur n’est pas une maladie. C’est un trouble anxieux passager qui peut être plus ou moins long et qui peut impacter d’autres aspects du quotidien. Il est important de venir à bout de ce cercle vicieux au plus tôt.

Tout d’abord, prendre soin de soi, faire une liste objective de tout ce qui a été accompli dans notre vie et ne plus douter de ses compétences et qualités. En essayant d’être moins perfectionniste et d’accepter ses erreurs, il est possible d’avancer sereinement et de s’épanouir.

Si la personne n’arrive pas à se défaire de ces sentiments négatifs, consulter un psychothérapeute ou un coach peut être d’une grande aide. Un professionnel saura offrir un accompagnement pour reprogrammer les schémas cognitifs défaillants et apporter l’aide nécessaire pour reprendre confiance en soi. Le regard des autres doit aussi prendre moins de place dans la façon dont on se perçoit.

Si tu penses être atteinte du syndrome de l’imposteur, sache qu’il t’est possible de retrouver confiance en toi-même et de te dire que tes succès sont mérités. S’entourer de personnes bienveillantes est déjà un grand pas en avant pour aller mieux. Un travail sur soi peut être entrepris, grâce à de la sophrologie notamment, mais sans l’accompagnement d’un professionnel, cela peut s’avérer plus long et plus difficile. Si tu veux en savoir plus sur les services que je propose pour enfin oser créer ton entreprise sans stress, contacte-moi et réserve une séance découverte dès maintenant !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *